Quels sont les traitements actuels ?

Aucun traitement ne peut prévenir ou arrêter l’évolution de la maladie.

Au début, si la fonction de la main n’est pas altérée, une simple surveillance peut être réalisée. Pour les cas plus graves, plusieurs solutions permettent de redresser le (ou les) doigt(s) rétracté(s).

 

-        L’aponévrotomie à l’aiguille. Une aiguille est passée à travers la peau pour sectionner (couper) les cordes tendues et ainsi rendre l’extension du doigt. Cette technique comporte des risques tels que la section malencontreuse d’un tendon ou d’un nerf si l’aiguille est introduite trop profondément. De plus, elle expose fortement au risque de récidive puisque les nodules fibreux et les cordes ne sont pas retirés. Le chirurgien évalue donc, selon l’importance de la maladie, si cette méthode est envisageable.

 

-        L’aponévrectomie chirurgicale. Elle se déroule sous anesthésie loco-régionale (seul le membre opéré est anesthésié par une injection au niveau de l’épaule) ou sous anesthésie générale. Le chirurgien réalise une incision au niveau de la paume de la main, en regard des nodules et cordes en cause, afin de retirer l’ensemble des tissus fibreux pathologiques, ce qui diminue fortement le risque de récidive. L’ensemble des structures nobles de la main (tendons fléchisseurs, nerfs, artères) sont repérés et contrôlés visuellement par le chirurgien afin d’éviter une lésion malencontreuse.

Parfois, dans les déformations très importantes, le chirurgien doit avoir recours à une autogreffe de peau (prélevée sur l’avant-bras) pour refermer l’incision. En effet, le fait de retendre un doigt rétracté depuis plusieurs années peut entraîner un manque de couverture cutanée.

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